.intro.

.intro.
Après x-n3w-york-girls-x, et dans un tout autre style...





Jane Parsons. 26 ans. De son passé elle ne garde qu'une amie, une peur bleue de la nuit, et une vieille boite en carton. Elle partage son appartement avec une colocataire adorable, donne des cours de littérature à des adolescents indiscipliné mais pas franchement méchant, s'arrête de temps à autre au café du coin après le boulot, et se conforte dans une normalité aussi ennuyeuse qu'écoeurante. Mais Jane est heureuse... OU PRESQUE.


Alec Coleman. 29 ans. De son passé il ne garde qu'un pendentif, une vieille voiture et un semblant de contact avec sa famille. Il vit seul dans un immense appartement où ne résonne que le tic-tac de l'horloge, se nourrit quasiment exclusivement de café noir, partage son temps entre son job au FBI et son entraînement au FBI, et projette de passer les trente prochaines année exactement de la même manière. Alec n'est pas heureux, mais il est en paix avec sa conscience... OU PRESQUE.


Julian Devis. Brian Spencer. Kevin March. Sean Parker. Ils étaient jeunes. Ils étaient beaux. Ils avaient une carrière prometteuse. Ils ont tous été tués de la même manière.
Alec mène l'enquête. Jane reçoit les messages.
ILS VOUDRAIEND SE FUIR MAIS LE CRIME LES RASSEMBLE.






STARRING
Kristen Bell as Jane Parsons
Jensen Ackles as Alec Coleman..
Anne Hathaway as Lucy Grayer........
Hayden Panetierre as Lisa Panaker...........
Milo Ventimiglia as Nathan DiViazzo.
Matthew Gray Gubler as Ron Gubler....................
....Drew Fuller as Steven Coleman

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 19:58

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 07:57

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L'agent Alec Coleman traversa le couloir d'un pas déterminé. Il détestait ces réunions. Il détestait faire la liste de ces cadavres et de toutes les horreurs qu'ils avaient subies pour terminer son discours par un « on a rien, pas le plus petit indice ». Mais il n'avait pas le choix, il fallait y passer. Il fallait reprendre chaque détail encore et encore jusqu'à trouver l'erreur, la minuscule insignifiante erreur, qui leur permettrait de coincer le coupable.
Il but une dernière gorgée de café et jeta le gobelet vide dans la poubelle à l'entrée de la pièce.
Le claquement du couvercle qui se refermait fit sursauter tout le monde, sauf son coéquipier, habitué aux entrées théâtrales d'Alec, et un silence presque religieux s'installa. « Rien ne valait mieux qu'un bon frisson dans le dos pour mettre son équipe dans l'ambiance. » pensait ce dernier en rassemblant ses dossiers et en se plaçant devant le grand tableau blanc vers lequel tous les visages étaient tournés.
Il regarda les photos des victimes qui s'alignaient devant lui d'un air consterné et sentait la rage monter en lui. Il devait arrêter ce malade. Les longues secondes de silence qu'il employa à reprendre son calme eurent pour effet de ramener ses collègues à la réalité de leur travail : pendant qu'ils sortiraient avec leur amis, il y aurait des parents, des frères, des s½urs, des amis, qui pleureraient ces victimes et toutes celles qui allaient suivre s'ils n'arrêtaient pas rapidement ce salaud.

Alec : Vous savez tous pourquoi on est là, déclara finalement Alec. On est là parce qu'il y a un tueur en série qui cour dans cette ville et qu'on a toujours pas été foutus de l'arrêter !

Il marqua une pause et regarda tour à tour chacune des personnes présentes dans la pièce, alors qu'ils osaient à peine respirer.

Alec : Regardez bien ces visages, ordonna-t-il en pointant le tableau du doigt. Chacun de ces visages est une personne que, grâce à notre incompétence, ce malade à eut le temps de tuer. Alors si vous ne voulez pas que les photos des victimes servent de papier peint à ce bureau, il va falloir mettre les bouchées doubles. On va le trouver ce connard !

Le plus dur était passé. Pendant ces discours, Alec avait l'impression de se retrouver à la place d'un entraîneur avant un match, rabaissant son équipe pour lui donner la rage de vaincre. Or, le seul défaut qu'Alec pouvait trouver aux membres de son équipe, c'était d'être humains. Après tout, ils ne pouvaient pas tous être comme lui, il y en avait qui avaient une vie à côté du bouleau. Mais chaque seconde à penser sa vie, à sa famille, à ses amis, c'était une seconde de perdue pour l'enquête.

Alec : On va tout reprendre depuis le début. Ce type a forcément fait une erreur. Il y a forcément quelque chose qui nous a échappé.

Son jeune coéquipier, qui savait que c'était à son tour de parler, se leva. Il avait le même air déterminé que son mentor, mais paraissait aussi plus calme, plus apte à garder son sang froid.

... : On a quatre victimes à se jour, toutes les quatre correspondent au même profil, toutes les quatre ont été tués de la même manière. Ce tous de jeunes hommes entre vingt et trente ans, bruns aux yeux clairs, bleus ou verts, célibataires ou en couple mais pas mariés. Ils ont tous étés tués chez eux, d'une balle dans le dos, et retrouvés assis à leur bureau, les mains brûlées, la langue et...

Il marqua une pause. Ce dernier élément lui filait toujours un peu la chair de poule.

... : La langue et le pénis coupés, poursuivit-il d'une voix écoeurée. Les meurtres ont eu lieu au rythme d'environ deux par mois. Mais le dernier remonte à trois semaines. On a pas d'empruntes, pas de témoins, pas de signature, pas de message. Reste à savoir comment un type peu entrer chez ces hommes, les tuer, et ressortir sans être vu ni entendu par personne.
Alec : Merci pour le résumé Nathan. Lisa, tu nous refait la biographie des victimes s'il te plait ?

Lisa, une jolie blonde à l'air inoffensif, se leva à son tour et sortit d'une pochette en carton la photo de la première victime.

Lisa : Julian Devis, 27 ans, fils unique, surdoué. Il bossait comme interne. C'était l'élève le plus brillant de sa promo, il a fait des envieux mais tout le monde reconnaît qu'il méritait sa réussite. Il a rompu avec sa copine la semaine où il a commencé son internat.

Elle rangea la photo pour en brandir une autre.

Lisa : Brian Spencer, 25 ans, fils aîné de notre cher sénateur Spencer. Il travaillait comme assistant de papa en attendant de se lancer lui-même dans le politique. Sa petite amie, Julia Douglas, a avoué que leur couple battait de l'aile. Tout le monde le déteste, mais personne n'ose s'en prendre à lui.

Et ainsi de suite pour les autres...

Alec : Bien, conclut Alec une fois que tout les éléments dont ils disposaient eurent étés mentionné. Il n'y a donc pas d'autre lien entre ces hommes que leur apparence physique et leur réussite professionnelle ? Ils ne se connaissent pas, ne vont pas faire leurs courses dans le même magasin...
Nathan : Leur situation de couple, proposa Nathan. Ils venaient de rompre ou étaient sur le point de le faire.
Alec : D'accords, fit Alec d'une voix calme. Et ça nous dit quoi ?
Nathan : Pas grand-chose, admit Nathan, penaud. Carrière professionnelle et amour ne font pas bon ménage, ce n'est un scoop pour aucun d'entre nous.
Alec : Merde ! jura Alec en donnant un coup de point sur le bureau devant lui. Ça doit forcément vouloir dire quelque chose ! Ron ? demanda-t-il en se tournant vers un jeune homme aux allures de rat de bibliothèque.

Le dit Ron se redressa sur sa chaise et rassembla intellectuellement tous les indices qui lui avaient été donnés. Hommes avec succès, dans la fleur de l'âge... Pas de relation amoureuse qui tienne la route... Tué dans le dos...

Ron : Ca peut vouloir dire beaucoup de choses. Il peut s'agir d'un complexe d'infériorité face à des hommes à qui tout réussi. Le fait qu'il les tue dans le dos, ça peut vouloir dire qu'il n'est pas physiquement capable de les affronter, ou qu'il est juste trop lâche pour le faire...
Alec : Bref on a rien ? coupa Alec dont la patience était très limité.
Ron : Il y a peut-être une piste qui mérite d'être creusée. J'ai entendu parler d'une affaire où des femmes malheureuses dans leurs couples se sont alliées pour assassiner leurs conjoints respectifs.
Nathan : Les petites amies ont toutes des alibis en béton, objecta Nathan.
Ron : C'est toute la perversité de la chose, répliqua Ron. Elles n'ont pas tué leur propre mari mais celui d'une des autres. Si elles n'avaient pas été assez stupides pour se donner rendez-vous en publique, on n'aurait jamais fait le lien.
Nathan : En effet, approuva Nathan. Ca mérite d'être creusé.
Alec : Alors on s'y colle ! Quand à vous, ajouta-t-il à l'adresse de Ron et Lisa. Vous restez ici et vous continuez de vous creuser les méninges.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 17:16

Modifié le samedi 05 juillet 2008 11:37

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Ce fut une Jane essoufflée qui pénétra dans le « Joe's café ». Elle se dirigea droit vers le bar, laissa tomber ses sacs contre le comptoir et se hissa sur un des tabourets recouverts de cuir rouge. Le Joe's café n'avait rien d'exceptionnel. La nourriture qu'on y servait n'est pas meilleure ni moins chère qu'ailleurs, mais elle n'était pas pire non plus. La déco était plutôt pauvre, toute de rouge et de blanc, mais suffisante pour s'y sentir bien. Et les tenues des serveurs étaient aussi ridicules dans ce bistro que dans n'importe quel autre. Mais il avait tout de même un sacré avantage : il était à deux pas de l'appartement de Jane, si bien qu'elle pouvait s'y arrêter régulièrement en rentrant des cours.
Alors que Jane reprenait sa respiration, la moitié masculine des clients s'était retournée sur son passage. Il faut dire qu'elle ne manquait pas de charme, avec ses longs cheveux blonds et ses grands yeux bleus. Elle ne le faisait pas vraiment exprès, elle était née comme ça. Mais après tout, quand on a été gâtée par la nature, pourquoi le cacher ?
« Pour ne pas attirer l'attention des pervers. » lui avait répété son père durant toute son adolescence. Mais son père, il y avait bien longtemps que Jane avait cessé de l'écouter. Nan mais franchement, c'était la dernière personne à pouvoir lui donner des leçons de prudence, lui qui passait ses journées à courir après de dangereux criminels !

... : Une gaufre à la chantilly, comme d'habitude ? demanda un serveur.

Jane leva les yeux vers lui et sourit. C'était un tout jeune homme, de vingt-et-un ou vingt deux ans tout au plus, qui travaillait ici pour payer ses études depuis sa sortie du lycée. Il n'était ni très brillant ni très séduisant, mais toujours très gentil et serviable.

Jane : Salut Larry ! lança-t-elle. Je vais juste prendre un café, à emporter. Je suis épuisée et j'ai une tonne de copies à corriger.
Larry : Tes élèves t'ont encore malmené ? demanda-t-il d'un air compatissant préparant un gobelet.
Jane : Ils sont jeunes et plein d'énergie ! Mais heureusement, tu es là pour m'empêcher de m'écrouler et me préparer un bon remontant ! plaisanta-t-elle.
Larry : Ca te fera un dollar cinquante.

Jane plongea une main dans sa poche et soupira.

Jane : Je peux te payer demain ? Je crois que je suis à cour de monnaie.
Larry : J'te l'offre. Allez travaille bien !
Jane : Merci ! lança-t-elle par-dessus son épaule en repartant aussi vite qu'elle était venue, ses sacs sous le bras et son café à la main.

*

Lorsqu'Alec rentra chez lui se soir là, il soupira en voyant les fenêtres de son appartement allumé. Il n'avait pas le temps, il fallait le lui dire en quelle langue ? Il avait ramené tout ce qu'il pouvait légalement sortir des bureaux du FBI et avait fermement l'intention d'y passer toute la nuit.
Il s'engouffra dans l'ascenseur et se laissa porter jusqu'au sixième étage. Il détestait presque autant les ascenseurs qu'il détestait les réunions. Ce soir là, comme quand il se rendait sur une scène de crime, le temps qu'il passait dans l'ascenseur correspondait exactement au temps dont il disposait pour se préparer au sale quart d'heure qui allait suivre : les sang, la peur sur le visage de la victime, et cette odeur, cette odeur immonde qui vous prend au tripe mais à laquelle vous finissez inévitablement par vous habituer. S'habituer à voir la mort, était-ce vraiment humain ?
Dans un cliquetis de serrure, Alec ouvrit la porte de son grand et bel appartement. Comme prévu, il trouva son « invité » assis sur le canapé et comme prévu, se dernier se tourna vers lui, un sourire écoeurant collé au visage. « Qu'est ce qui m'a pris de lui donner le double des clefs ? »

Alec : Qu'est ce que tu veux ?
... : Tu sais bien que j'adore profiter de ta télé ! répliqua-t-il avec un geste de la main vers l'écran plasma qui recouvrait une bonne partie du mur.
Alec : Stev ! gronda Alec.
Steven : Alec ! répliqua immédiatement Steven.
Alec : Sérieusement, qu'est ce que tu fais là ?
Steven : Oh, je sais pas. Peut-être que je viens seulement te rappeler que tu as un frère, vivant qui plus est !
Alec : J'ai vraiment pas le temps... soupira Alec. Alors je suis désolé mais tu me raconteras ta vie une autre fois.
Steven : T'as du bol qu'on soit de la même famille, se moqua Steven. Parce que si j'étais ta petite amie y a longtemps que je t'aurais plaqué.
Alec : Je sais. Merci de ta compréhension. Et laisse moi bosser, s'il te plait.
Steven : Fait moi signe quant tu auras le temps si ça arrive un jour, lança Steven avant de s'éclipser.

Alec se laissa tomber dans le canapé. Et voilà, Steven avait encore réussi à le faire culpabiliser. Il essayait de sauver le monde des méchants criminels, mais il n'était même pas fichu de demander à son petit frère comment il avait passé sa journée.

*

Quand Jane rentra chez elle, se soir là, elle fut ravie de voir que les fenêtres de sont appartement étaient allumées. Elle doutait qu'un café suffise à la garder éveillée assez longtemps pour finir tout le bouleau qu'elle avait en retard, alors Lucy et son énergie inépuisable seraient les bienvenues !

Lucy : Jane ! s'écria la jolie brune quand elle entendit la porte s'ouvrir. Qu'est ce que t'as foutu pour rentrer aussi tard ? T'avait rencard dans les couloirs sombres ou quoi ?
Jane : Et si tu arrêtais de me voir des rencards partout ? Je ne me jette pas sur tout ce qui bouge moi !
Lucy : Fais gaffe ! l'avertit Lucy. Je vais mal le prendre.
Jane : Tu m'aimes beaucoup trop pour être en colère contre moi ! rétorqua Jane.
Lucy : C'est vrai, mais ça ne me dit pas pourquoi tu rentres si tard...
Jane : J'ai été retenue par le père d'une élève. Monsieur ne voit pas comment une femme aussi jeune que moi peut juger des capacités littéraires de sa petite fifille chérie.
Lucy : Quel crétin ! Tu l'as remis à sa place j'espère.
Jane : Je lui ai poliment expliqué qu'il pourrait venir me donner des leçons quand il serait capable de faire une demande de rendez-vous sans fautes d'orthographes.
Lucy : Dans les dents ! s'exclama Lucy en brandissant son point en l'air. T'es la meilleure.
Jane : Je le serai quand j'aurai corrigé tout ça, fit Lucy en étalant un tas de copies sur la table du séjour. Au bouleau !

Plusieurs heures et trente cinq copies plus tard, Jane décida qu'il était temps d'aller dormir. Son autre classe pourrait attendre quelques jours. Elle était épuisée, et demain serait une grosse journée : elle entamait une nouvelle heure avec les troisièmes, sa classe la plus dissipée, ça n'allait pas être du gâteau !


Larry : Adam Brody

[Non pas que je trouve Adam Brody particulièrement moche, mais disons...
qu'il n'en est pas son premier rôle gentil plouc de service :p Celui ci ne sera qu'un de plus sur la liste]

# Posté le mardi 08 juillet 2008 07:05

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Ce matin, sous la douche, Alec appréhendait la journée qui s'annonçait. Il frissonnait au contact de l'eau glacée, mais ça avait le mérite de le tenir réveillé. Par les temps qui couraient, chaque jour passé augmentait son sentiment d'échec et d'impuissance. Et à moins qu'un miracle ce produise, le coupable ne serait toujours pas derrière les barreaux ce soir. Dans le meilleur des cas, ils trouveraient enfin un indice valable. Peut-être la piste des petites amies névrosées, qui sait... Dans le pire des cas, un nouveau corps et toujours pas de réponses.

*

Ce matin, sous la douche, Jane appréhendait la journée qui allait suivre. Faire apprécier Roméo et Juliette a une bande d'adolescents bagarreurs n'allait pas être une partie de plaisir, mais ce n'était rien à côté du rendez-vous que Lucy lui arrangé avec un prof de maths. De maths bon sang ! Le cauchemar. Mais elle avait bien été obligée d'accepter, Lucy commençait à croire qu'elle n'arrivait pas à se sortir son ex de la tête. Il faut dire que depuis leur rupture sa vie amoureuse avait été... comment dire... inexistante. Mais ça datait de plus de trois ans et elle ne pensait jamais à lui. Presque.

Lucy : JANEEE ! hurla Lucy depuis la cuisine. Tu vas encore être à la bourre !

« Heureusement qu'elle est là. » pensa Jane en se rinçant les cheveux. « Parfois, je me demande ce que je ferais sans elle. »

Lucy : Franchement Jane chérie, lança Lucy quand Jane, séchée et habillée, fit une brève apparition dans la cuisine avant de filer au lycée. Je ne sais pas ce que tu ferais sans moi.

Jane pouffa et attrapa un paquet de biscuits qu'elle fourra dans son sac. Elle trouverait bien le temps d'en grignoter quelques uns dans le métro.

Jane : Je me ferais virer, je passerai mes journées à me morfondre à cause d'un imbécile, et j'aurai toujours peur qu'un méchant monsieur vienne me kidnapper dans le noir.
Lucy : Rien que ça !
Jane : Ouai.
Lucy : Tu sais, je me disais que tu devrais peut-être aller voir un psy. C'est pas normal d'avoir peur du noir à ton âge.
Jane : Tu rigoles j'espère ?
Lucy : Non, y a pas de honte. Un professionnel t'aiderait mieux que moi. Il pourrait t'aider à trouver le problème et...
Jane : J'ai besoin de personne pour ça ! coupa Jane. Mon problème c'est que j'ai été élevée par un type qui, au lieu de me dire que les monstres n'existaient pas, me disait de hurler si j'entendais du bruit parce qu'il pouvait s'agir d'un de ses « dangereux criminels ». Le voilà le problème !

« Terrain miné. » pensa Lucy en regardant sa colocataire d'un air désolé.

Lucy : Ok, pas de psy. Mais tu n'échapperas pas au rendez-vous de ce soir !
Jane : C'est ça. En attendant, j'ai des cours à donner, et il faut que j'arrive en avance pour voir le directeur. Youpi !

Elle ramassa ses cliques et ses claques, enfila la paire de chaussure qu'elle avait préparé la vieille, son manteau et une écharpe, et elle était fin prête. Bon, c'était sans compter qu'elle n'était pas coiffée, mais elle se ferait une queue de cheval dans les toilettes des filles du lycée. Qui aurait cru que le job de prof pouvait être si crevant ? Elle qui croyait qu'elle aurait une petite vie tranquille avec d'adorables élèves et plein de vacances, elle s'était mis le doigt dans l'½il !
Elle ouvrit la porte, prête à sortir, et sursauta en se trouvant nez à nez avec un coursier.

... : Je suis bien chez Janice Parsons ? demanda le type, visiblement pas très sûr de lui. Parce qu'il n'y a pas d'étiquette sur votre porte...
Jane : C'est moi. Je suis Janice.Parsons.
... : Cool. Euh, j'ai une lettre recommandée pour vous. Vous pouvez signer là ?

Jane hocha la tête et s'exécuta. "Vite, vite, vite." Elle n'avait pas toute la journée.
Le type le tendit l'enveloppe et disparut dans la cage d'escalier.
Jane, curieuse de savoir qui pouvait bien lui envoyer un courrier recommandé, décida d'ouvrir la missive sur le champ. A part Lucy, elle n'avait pas vraiment d'amis. Un vieux copain avec qui elle avait plus ou moins gardé contact, tout au plus. Elle n'avait plus de famille depuis que son père était décédé en service. Et le lycée pouvait aussi bien lui donner son courrier en main propre.

L'enveloppe cartonnée ne contenait qu'une simple feuille qu'elle sortit délicatement. Alors qu'elle vit le mot « vengeance », imprimé en grosses lettres noires sous ses yeux, son sang se glaça. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait ce genre de missive, dans son enfance, c'était monnaie courante. Mais en général les lettres de menaces étaient destinées à son père, et depuis sa mort, elle croyait que cette partie de sa vie était définitivement derrière elle. Erreur. D'un geste lent, méfiant, elle retourna le papier et grimaça en observant le dessin étrange qui s'offrait à sa vue. Il s'agissait plus ou moins d'un bonhomme, mais son anatomie était incertaine, comme s'il avait été dessiné par un enfant.

Jane : Lucy ! cria-t-elle à travers l'appartement. Je crois que je vais devoir annuler le rendez-vous de ce soir ! J'ai un... contretemps.

*

Alec : Entendu, fit Alec avant de reposer le combiné du téléphone sur son socle.

Il tourna vers son coéquipier un regard lourd de sous-entendu qui disait « Fais chier la hiérarchie, on va encore passer deux heures à écouter quelqu'un qui ne sait rien. »

Alec : La police d'Etat nous envoie une nana qui a reçu une lettre de menace. Ca aurait un lien avec notre affaire. Tu t'en occupes Nate.
Nathan : Pourquoi moi ? bougonna le jeune homme alors qu'il savait très bien qu'il était inutile de discuter.
Alec : Parce que je ne suis pas d'humeur à écouter les jérémiades d'une demoiselle en détresse, et parce que je suis plus haut que toi dans la chaîne alimentaire.

« Fais chier la hiérarchie » pensa Nathan. « C'est toujours moi qui me tape le sale bouleau. »

Alec : Tu la ménages d'accord ? La pauvre va déjà être assez traumatisée comme ça, pas la peine d'en rajouter. Mais tu l'expédies aussi vite que tu peux. A tous les coups, y a aucun rapport avec notre tueur, mais s'il y en a un tu m'appelles. Compris ?
Nathan : Oui chef ! se moqua Nathan.

« Encore un psychopathe... Dommage, j'aimais assez la théorie des petites copines tueuses en série ! »

Les ordres donnés, Alec retourna à ses dossiers. Il avait prévu de passer les prochaines heures à décortiquer les interrogatoires des petites amies des victimes. En les croisant, il trouverait peut-être quelque chose.
Alors que Nathan refermait le porté vitré du bureau derrière lui, Alec se surprit à espérer que cette fille qu'on leur envoyait ait vraiment un lien avec leur affaire, qu'elle soit le lien qu'il leur manquait. Mais il chassa vite cette idée de son esprit, espérer ne l'avancerait pas à grand-chose...

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 12:54

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Nathan rejoignit le hall de l'immeuble en traînant des pieds. Avec les nanas qui recevaient des lettres de menaces, c'était toujours le même schéma. Elles chialaient pendant une demi-heure, demi-heure pendant laquelle il était inutile d'espérer obtenir la moindre information, et quand elles étaient venues à bout de leur stock de larmes, elles n'avaient pas la moindre idée de qui pouvait leur avoir envoyé des menaces, ni pourquoi. Merci et au revoir. Et puis qu'est ce que ça pouvait bien avoir à faire avec leur enquête ? Après tout c'était une femme, et le meurtrier ne s'attaquait qu'à des hommes, ce qui la mettait théoriquement hors de danger.
Mais les ordres sont les ordres.
Allez, avec un peu de chance, la témoin serait une belle jeune femme toute prête à se faire réconforter dans les bras d'un agent de FBI bien musclé qui, soit dit en passant, n'avait plus assez de temps pour draguer depuis que le dossier X avait atterrit sur le bureau d'Alex. Cette affaire manquait tellement de sens qu'on n'avait même pas pu lui donner un nom. Il faut dire que « le castreur », bien qu'approprié, ne sonnait pas très bien.

Il slaloma entre les bureaux jusqu'à l'entrée et s'arrêta en apercevant celle qui devait être leur si précieuse témoin. Pour être belle, elle était belle. Taille moyenne. Long cheveux. Yeux bleus. La vingtaine. Mais il n'était pas persuadée qu'elle soit prête à se jeter dans les bras de qui que soit. Pour le moment, elle était plutôt sur le point de mordre la pauvre stagiaire qui remplaçait Marta à la réception.

... : OU ES MARTA ? JE VEUX VOIR MARTA ! hurlait-elle pendant que la stagiaire lui répondait poliment que « Marta était en vacances ». Mais j'ai besoin de voir Marta ! Pleurnicha la blonde, au bord des larmes.

« Et c'est là que tu entres en scène Nate. »

Il s'approcha d'elle d'un pas décidé.

Nathan : Je suis l'agent DiViazzo. Je suppose que vous être notre témoin...
... : Janice Parsons.
Nathan : Parsons comme... ?
Jane : Oui, répondit impatiemment Jane. Parsons comme le grand et feu Agent John Tom Parsons.
Nathan : Enchanté.

Il lui tendit une main, mais au lieu de la serrer Jane le dévisagea de la tête aux pieds. Ca crevait aux yeux que ce type n'était que le second. Il était beaucoup, beaucoup trop jeune pour être le mentor de qui que ce soit et elle était bien placée pour savoir qu'aucun des agents de ce bureau ne volait en solo. Et pour cause, elle avait pour ainsi dire grandit dans ce bureau. Tout les soirs en rentrant de l'école, du collège, du lycée... et parfois même les week-end. Elle y avait passé plus de temps que dans sa propre maison. C'est ce qui arrive, quand votre seule famille bosse au FBI.
Quoi que, elle en connaissait bien un qui soit passé du stade de second à celui de mentor un peu prématurément. Mais non... C'était un cas un exceptionnel. Celui là était forcément un second.

Jane : C'est qui le crétin d'agent qui envoie son second parce qu'il a la flemme de traîner son cul jusqu'ici ?

« Mais c'est qu'elle est pas commode la fille Parsons... »

Nathan : Si on s'installait quelque part pour que je prenne votre déposition ? proposa-t-il avec un geste de la main vers un bureau vide.
Jane : Ecoutez moi bien agent Di-j'sais-pas-quoi. Je connais ce bureau mieux que vous ne le connaîtrez jamais et je sais faire une déposition. Alors si vous voulez bien, je vous en préparait une magnifique, avec tous les détails, ce soir en rentrant chez moi et je vous la faxerait, parce que là, tout ce que je veux, c'est me tirer d'ici !
Nathan : Si vous commenciez parce me donner la lettre, demanda-t-il d'une voix très calme. Après on verra si oui ou non, vous rentrez chez vous.

Jane sortit la feuille de son sac et la lui fourra dans les mains.

Jane : Ca y est je peu partir ?

Nathan retourna le morceau de papier et le regardait sous tous les angles. Merde. Il y avait bien un lien, et ce lien était plus qu'évident. Le dessin représentait visiblement un homme, sans mains, sans testicules, et avec un trou à la place de la bouche. Il dévisagea la jeune femme avec inquiétude. Dans d'autre circonstances, il aurait presque sauté de joie avec une piste pareille, mais voir la fille du légendaire agent Parsons mêlée à l'affaire n'était pas bon signe. Ca n'allait pas plaire à Alec, ça n'allait pas lui plaire du tout.

Nathan : Je crains que vous soyez obligée de rester avec nous mademoiselle Parsons. Vous venez d'être mêlée à un quadruple homicide. Si vous voulez bien me suivre...

Nathan traversa les couloirs et les étages, Jane sur ses talons, jusqu'au bureau d'Alec. Ce dernier avait toujours le nez dans les dossiers quand Nathan ouvrit la porte. Il plaqua l'indice sous le nez de son coéquipier.

Nathan : Je crois qu'on peut oublier les petites copines !
Alec : Vengence, lut Alec. Il ne fait pas dans l'originalité celui là. Tu peux me dire en quoi ça nous aide ? Parce que là je ne vois vraiment pas.

Nathan retourna la feuille.

Alec : Maintenant je vois, souffla Alec. Où est le témoin ?
Nathan : Elle attend dans le couloir.
Alec : Fait la venir.
Nathan : Tu devrais savoir qu'il s'agit de...
Alec : Pas le temps pour la biographe Nate, amène là.

"La fille fille unique de ton héro et modèle..." acheva mentalement Nathan.

Jane, adossée sur le mur du couloir, regardait fixement la plaque en métal clouée sur la porte. AGENT ALEC COLEMAN. Il ne manquait plus que lui. Et dire qu'autrefois, c'était le nom de son père qui était gravé sur cette porte. A l'époque, Alec n'était qu'un novice, un stagiaire qui préparait le café, puis le second et le protégé du célébrissime agent Parsons. Jane se rappelait très bien de sa première rencontre avec Alec, il était bien loin de la plaque en métal en ce temps là...
Elle remercia le ciel de lui avoir donné l'occasion de se préparer à cette rencontre. Ca lui laissait quelques secondes pour prendre le masque de l'indifférence. Alec, lui, n'aurait pas cette chance.

Nathan : Vous pouvez entrez. J'aime autant vous prévenir tout de suite, il est de très mauvaise humeur.

« Il est toujours de mauvaise humeur quand il bosse. Et il bosse tout le temps. Bref, il est toujours de mauvaise humeur, point. » pensa Jane en entrant dans ce bureau qui lui était si familier. « Et ça n'ira pas en s'arrangeant quand il me verra. »

Jane : Bonsoir agent Coleman, fit froidement Jane.

Alec se tenait dos à elle et regardait par la fenêtre. Il se figea en reconnaissant sa voix, la voix de la fille de son ancien mentor, la jeune et jolie Jane. Il y avait longtemps qu'il n'avait plus entendu parler d'elle. Elle ne mettait plus les pieds au bureau, et ils avaient tous les deux pris soin de limiter au maximum les chances de se rencontrer par hasard, en évitant les lieux qu'ils avaient l'habitude de fréquenter avant...
Il se félicita de l'avoir attendu dos à la porte, ainsi elle ne pouvait pas lire la surprise et l'angoisse qui s'étaient dessinées sur son visage. Jane amenait avec elle le souvenir de ses plus grands échecs. Il avait passé tellement de temps à oublier cette période de sa vie... Il se réconforta en se disant qu'elle devait être aussi mécontente de cette situation que lui. Il cacha sous son t-shirt le pendentif qui pendait à son cou, arbora un visage froid et dur, et se retourna.

Alec : Salut Janie, lança-t-il avec un rictus forcé.

L'indifférence de Jane se changea en colère froide. Comment osait-il encore l'appeler Janie. Il avait perdu ce droit depuis bien longtemps.

Jane : Janice, corrigea-t-elle en le fusillant du regard. Je m'appelle Janice.
Alec : Pardon, j'avais oublié, tu détestes ce surnom. Que me vaut l'honneur de ta visite, Janice ?
Jane : Il parait que les menaces que j'ai reçues sont liées à votre affaire, agent Coleman.
Alec : Je vois... murmura-t-il en la défiant du regard. Une idée de l'identité de l'expéditeur ?
Jane : Pas la moindre.
Alec : Un ennemi qui pourrait vouloir vous faire peur ?
Jane : Pas aux dernières nouvelles.
Alec : Une camarade dont vous auriez piqué le petit copain, une collègue à laquelle vous feriez de l'ombre, un voisin auquel vous auriez refusé de prêter du sucre, un petit ami dont vous auriez brisé le c½ur ?

« VOUS ? » répéta mentalement Jane. A quel moment était-il passé du tu au vous ?

Jane : Pas à ma connaissance. Mais je compte sur vous pour fouiller mon passé et me le dire, agent Coleman.
Alec : J'y compte bien, j'y compte bien. L'agent Di Viazzo va vous montrer les indices, ça allumera peut-être vos lanternes, mademoiselle Parsons.

Nathan, qui était resté au fond de la pièce pendant tout ce temps, fit signe à Jane de le suivre. Alors qu'elle passait la porte, elle se retourna et jeta un dernier regard à Alec. Il s'était déjà replongé dans ses dossiers et ne semblait pas le moins du monde perturbé par sa présence. « Sans c½ur ! » Le professionnalisme déroutant d'Alec ne faisait que lui rappeler d'avantage, par contraste, le jeune homme sympathique et rebelle qu'il avait été, avant.
Dorénavant, c'était un agent du FBI qui avait perdu son c½ur et son humanité depuis longtemps. C'est ce qui arrive, quand on passe ses journées avec des cadavres et des criminels. Face à toute cette horreur, on a le choix entre sombrer dans la dépression et ne plus rien ressentir. L'agent Parsons avait tout appris à Alec, et avant tout à ne plus rien ressentir. C'était une des choses que Jane ne lui pardonnerait jamais.




[Je suis de bonne humeur et je serai privée d'internet tout le week-end alors je vous mets la suite dès maintenant! Par contre, je vais attendre d'avoir un peu plus de coms pour mettre la prochaine où on fera un petit retour dans le passé... Je n'en dis pas plus!
Sinon, que pensez vous du premier face à face de Jane et Alec?]

# Posté le samedi 12 juillet 2008 06:32